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Déficit public : retraites, TVA, fonctionnaires... le Medef propose une cinquantaine de mesures pour assainir les finances publiques
information fournie par Boursorama avec Media Services 03/07/2026 à 10:12
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Patrick Martin à Paris, le 27 janvier 2026. ( AFP / STEPHANE DE SAKUTIN )

Patrick Martin à Paris, le 27 janvier 2026. ( AFP / STEPHANE DE SAKUTIN )

Selon les propositions du Medef, la moitié de l'effort budgétaire reposerait sur les fonctionnaires et les retraités, tandis que les entreprises verraient la fin de la surtaxe sur les bénéfices des plus grandes d'entre elles.

Objectif : économiser 100 milliards d'euros d'ici à 2030 et assainir les finances publiques. Le Medef, première organisation patronale représentative, a listé une cinquantaine de mesures pour y parvenir, ont rapporté Les Echos jeudi 2 juillet.

Dans ce document cité par le quotidien économique, ces mesures "issues pour la plupart de rapports de la Cour des comptes ou de l'Inspection générale des finances" permettraient 44 milliards d'euros d'économies dès 2027. Interrogé par l'AFP, le Medef a confirmé l'existence de ce document qu'il considère comme une "contribution" au débat public, estimant que la baisse des dépenses publiques est une solution "moins récessive" qu'une augmentation de la fiscalité. Ces économies feraient baisser le déficit public à 4,2% du produit intérieur brut (PIB) en 2027, contre 5% visés par le gouvernement cette année, après 5,1% en 2025, relaient Les Echos. Le déficit passerait sous 3% en 2029, conformément à l'objectif gouvernemental.

La moitié de l'effort budgétaire reposerait sur les fonctionnaires (baisse des effectifs, gel du point d'indice salarial notamment) et les retraités (âge de départ relevé à 65 ans, retraites de base gelées l'an prochain puis sous-indexées jusqu'en 2030). Selon Les Echos, le Medef défend aussi un allègement des cotisations sociales en échange d'une hausse de 2,3 points du taux de TVA, une baisse des subventions de l'Etat aux associations et des remboursements de santé, un durcissement des droits au chômage ou le gel des prestations sociales. En revanche, les entreprises verraient la fin de la surtaxe sur les bénéfices des plus grandes d'entre elles ou une baisse des impôts de production dès 2027.

15 commentaires

  • 04 juillet 17:45

    Ce Monsieur MARTIN n'a vraisemblablement pas lu "la Doctrine Sociale de l'Eglise". En tant qu'ancien dirigeant Catho, je suis tout simplement atterré par de telles propositions. P; Martin se moque du "bien commun"; sa seule préoccupation est "plus de fric pour ceux qui n'en manquent déjà pas". C'est abject et immoral! On s'étonnera après un tel programme d'avoir le feu dans la rue.


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